Talk - Coldplay

Talk - Coldplay
Oh brother I can't, I can't get through
I've been trying hard to reach you 'cause I don't know what to do
Oh brother I can't believe it's true
I'm so scared about the future and I wanna talk to you
Oh I wanna talk to you

You can take a picture of something you see
In the future where will I be?
You can climb a ladder up to the sun
Or a write a song nobody has sung
Or do something that's never been done

Are you lost or incomplete?
Do you feel like a puzzle, you can't find your missing piece?
Tell me how do you feel?
Well I feel like they're talking in a language I don't speak
And they're talking it to me

So you take a picture of something you see
In the future where will I be?
You can climb a ladder up to the sun
Or a write a song nobody has sung
Or do something that's never been done
Or do something that's never been done

So you don't know where you're going and you wanna talk
And you feel like you're going where you've been before
You tell anyone who'll listen but you feel ignored
Nothing's really making any sense at all, let's talk
Let's talk, let's talk, let's talk

# Posté le lundi 01 mai 2006 14:34

Modifié le samedi 05 juillet 2008 18:01

Nouvelle de lecture-écriture (pas terrible mais bon...)

Nouvelle de lecture-écriture (pas terrible mais bon...)
L'autoportrait de la folie, folie de l'autoportrait


L'air ballant, cigarette entre les mains, col en V, regard creux : tiens c'est moi. Dick Arnold Fitzpatrick. 35 ans. Chômeur sur les statistiques officielles.

J'aurais cru que ma tête d'abruti allait être encore pire sur le coup. Avec ces journalistes à la noix je dois toujours m'attendre au pire. Entre la voisine qui vend ses potins dans les people et les requins de la presse racoleuse, j'ai le pompon. Tout simplement parce qu'une personne qui ne descend pas la même quantité d'alcool par jour que son immonde voisin doit nécessairement être un alien. Un mutant. Une « chose » sortie d'on-ne-sait-trop-où. Ou ça rend peut-être jaloux.

Depuis ma naissance -ou presque, j'ai toujours été précoce- je ne fais qu'une chose : j'écris. Avant je dessinais un peu mais mon professeur d'art plastiques, un jour où par miracle je me suis rendu en cours, m'a fait comprendre que Picasso pour fantasmer mon avenir c'était perdu d'avance. Dommage, ça me plaisait bien aussi comme activité... Avec ma tête de junkie invétéré et d'avorton asocial j'envahis l'univers du rêve, en deux-trois petits mots ou anicroches. Une fois, deux fois, trois fois : ça y est, passionné. C'est un paquet de clopes l'écriture, la première te rend curieux, la seconde amateur, et dès la troisième t'es accro. Dès ce moment tu ne peux même pas t'imaginer sans un ordinateur, une feuille de papier, une pierre sur le sable. Pour écrire. Écrire tous les mots qui ne voulaient pas sortir, qui restaient paisiblement enfouis dans ton inconscient, attendant l'heure de leur revanche sur ta petite conscience chétive. Alors là faut laisser aller, sentir ce souffle qui te transperce, qui te pince le coeur comme la mort à deux doigts de l'échéance. Ne plus penser à rien. Ou alors à ce qui glisse dans tes petites veines saillantes. Tu sais, celles que tu vois enfler après avoir couru aussi vite que le vent. Ne crois surtout pas que c'est toi qui écris. C'est ton inconscient, ce deuxième 'je', ce deuxième 'moi', cet autre qui veut lui aussi exister. Pleure. C'est ça pleure. Libère tout ce qui n'était pas parti avant. Un rideau de pluie t'envahit les yeux. Tu ne vois plus à deux pas. Ce sel amer de ta vie se répand à tes pieds, à tes mains, à tes doigts, ta plume.

Tu aimes. Tout ce qu'elle fait. Tu la vois bouger, onduler devant toi. Tu sens bien qu'elle n'est pas parfaite, mais à toi de lui donner un corps encore plus désirable. Lui donner des courbes, ces inspirations que tout le monde saura reconnaître, et apprécier jusqu'à verser une larme et fondre dans les abîmes du bonheur inconscient, de cette délivrance absolue. Toutes tes souffrances ou tes peurs dans un même sac velouté, aux parfums d'espace et de fraîcheur. Laisse couler ces larmes et ces souvenirs, ils sont depuis bien trop longtemps enfouis. Laisse vomir tes artères. Elles contiennent trop de malaises, de non-dits, de toutes ces choses que tu n'oses pas dévoiler au grand jour. Donner un corps à ta plume c'est aussi ça : donner à l'encre une teinte claire et salée, écrire de son propre sang. Si personne ne l'apprécie, c'est que tous sont restés dans l'incompréhension. Qu'ils ont pris un mauvais chemin. Mais tu sais le monde est con, il comprend à peine lorsque c'est de lui qu'on parle. Il ne voit pas ce qui le choque ou l'atteint. Le rejette comme la peste. Oui c'est ça je suis la peste du monde, le pestiféré junk dont on attend avec impatience la disparition, la ligne de coke déambulant dans les méandres des agrégats empilés pour faire bien. Je ne suis rien pour eux, ou alors un nom sur un bouquin. Ma tête ils ne la connaissent pas. La leur est amplement suffisante à assouvir une soif de bonheur personnel. Le narcissisme : l'égérie des temps nouveaux...

Biiiiiiiiiiiiiiip!!!... 08:00 sur le réveil. L'heure de se lever. L'heure cruelle à laquelle le sommeil n'a plus le droit d'opposer sa force. Quel con ce réveil. Il sonne toujours les jours où je suis le plus crevé.

Aujourd'hui deux choses à faire : la première donner à cet imbécile de gardien sa paie mensuelle. Il va finir par me détester à la longue. Tiens comme il a été aimable je lui ferai un petit supplément : il viendra faire ma vaisselle demain, après le cocktail. Et puis aussi un peu de ménage histoire de l'occuper, ce vieux croûton rassis. Dieu qu'il m'énerve !!! Ah et il y a aussi la deuxième chose que je ne vous ai pas encore précisée : la rencontre avec l'éditeur de Francisco Umbral, mon idole, qui a voulu lire mes quelques crasses quotidiennes, et semble les avoir appréciées. Une heure ou deux devant un bureau dans une pièce aseptisée avec des paroles aseptisées et des habits sentant eux aussi l'hôpital à plein nez. J'vais aller voir le docteur et il va me demander si j'ai bien pris mes médicaments littéraires comme il faut. Remarquez, vu comme je suis shooté à la morphine il y a peu de chances qu'il ne m'interdise l'opération...

Café brûlant, Phillip Morris aux lèvres, une tranche de pain Nutella-beurre de cacahuètes devant moi. L'esprit encore au fond du lit. Je sens peu à peu cette torpeur se dissiper et mes muscles l'un après l'autre donner signe de vie. Dans quelques minutes, ce lent processus d'humanisation de l'anthropoïde arrivera à son terme. Anthropoïde : un terme que j'ai toujours adoré. Cet idéal d'« humain surhumain », de puissance nietzschéenne sortie du néant, de divinisation de l'homme devenu mi-humain mi-bestial. C'est Machiavel qui aurait été heureux de rencontrer des anthropoïdes. J'adore les hommes virils. Avec eux impossible de ne pas se sentir bien. Leur protection rassure. Ils sont fantastiques.

Tiens quand je dis ça je repense à cette photo : non le col en V ne veut pas dire que je suis homosexuel. Non je ne suis pas homosexuel. J'ai tout simplement un respect énorme pour ceux que j'ai pu connaître, et une profonde reconnaissance pour les anthropoïdes vivant dans ce monde. Je suis totalement hétéro, juste un peu androgyne. J'aime me sentir des caractères ou traits féminins, parce que la femme est un homme auquel on a donné la perfection. Et comme je ne suis pas foncièrement idiot je veux tendre à la perfection. Parfois à tort d'ailleurs : être trop perfectionniste ça dérange. Ça ne fait pas que des amis, euphémisme que voilà qui m'a coûté plusieurs fois la joie de profiter des résultats du travail accompli.

Autre détail frappant qui m'a choqué venant du photographe, me faire prendre cigarette à la main. Me montrer dans mes addictions c'est d'un réalisme puissant, mais au niveau de l'exemple présenté je déteste ça. Je ne retire aucune fierté de la cigarette, c'est juste une mauvaise habitude que j'ai prise, de fumer en tous temps et tous lieux. Quelque part ça plaît parce que ça colle idéalement au stéréotype de l'écrivain enfumé perdu dans ses pensées. On a voulu faire de moi un vulgaire stéréotype, une sous-merde de produit des médias. Or personne ne me connaît réellement, tous s'en tiennent à mon apparence délibérément étrange. Finalement l'Edward de Tim Burton m'est sympathique, on vit les même galères pas possibles liées à notre apparence ; et pourtant personne ne me fera rentrer dans le rang, je tiens trop à mon indépendance absolue. Oui je sais c'est idiot, mais c'est moi. On apprécie une personne pour ses qualités, on l'aime pour ses défauts. D'où mon obsession de la perfection. Je me saborde. Consciemment. Sans vraiment savoir ni où je vais, ni par quel chemin. Juste en prendre un, de chemin, et le poursuivre jusqu'à son terme. Savoir où sont les limites humaines. Toucher du doigt le plus intime, le plus inavouable de notre personnalité. Ressentir la douleur s'éveiller au talon d'Achille de notre humanité, ne plus aller plus loin sans risquer la fracture, se déchirer, mourir. J'aime sentir cet ultime point des capacités humaines, je veux connaître mes limites, savoir jusqu'où je peux aller. Me connaître, pour une fois...

Ce que je connais bien, trop bien même, c'est toutes les saloperies que je peux absorber. Juste avant d'avoir pris cette photo j'ai dû me mettre une ligne de coke : regarde, j'ai les yeux tout défoncés, l'air con, les paupières qui se ferment. Et encore, j'ai connu pire...tiens hier encore je me suis démonté aux amphèt', exactement comme Johnny Depp et Benicio del Toro dans Las Vegas Parano. T'aurais pu me faire avaler n'importe quoi de plus, ça m'aurait pas fait un plus grand effet !!! Je ne pense pas avoir passé cinq minutes sans être défoncé depuis le début de l'année. Une fois l'absinthe, une autre le teuch, encore la coke. Je les aime toutes, je les kiffe même. Ça fait du bien quand j'écris, au moins je prends du recul sur ce que j'écris, tout sorte mieux. Mes meilleures phrases et oeuvres sont celles que j'ai faites sans plus savoir mon nom ni mon âge, à moitié démonté par toutes les ordures avalées. Je crois même que si on me faisait une prise de sang, on obtiendrait un mélange détonnant d'héro, de tabac, de THC, de restes de lignes de coke, et sans doute du LSD et des amphèt'.

J'espère que tout ça ne te choque pas trop, encore que j'aime susciter des émotions puissantes, ou que ça ne te donne pas trop envie de faire l'ascète. J'aime ma vie, je n'oblige personne à mener la sienne de la même manière que je mène la mienne. Ici tout ce que j'ai voulu faire, sans trop y réussir, c'est faire parler une photo de moi, expliquer qui je suis et pourquoi. Rétablir les erreurs commises à mon sujet. Tu sais quoi ? Grâce à tes questions je me comprends mieux. En fait je déteste tellement être pris en photo que je cherche toujours un moyen d'éviter cette possibilité, ou alors de détruire tout portrait se trouvant sous mes yeux. Oui c'est une attitude d'imbécile, oui c'est ridicule, mais bon... résultat je n'ai jamais vraiment eu d'idée précise de ce à quoi je ressemble : la tête le matin en sortant péniblement du lit et le soir en sortant de la douche ne sont pas représentatifs. Une photo... tant de choses peuvent être dites en un regard, en un silence, un instant fixé par l'image. J'ai peur d'y voir mes bonheurs anciens, mes déceptions futures. Ma vie en somme. J'ai peur de ma vie, je n'arrive pas à la regarder en face.

Je m'arrête ici. Pour moi. En bon égoïste. Je ne pourrai pas aller plus loin. J'ai peur de trouver, dans les méandres de ma pensée, un autre segment de ma vie fixé sur cette image. Ma crainte augmente seconde après seconde, je ne peux plus supporter. Laisse-moi me reposer, je n'en puis plus. Un jour sans doute tu sauras tout de moi. Quand j'aurai vaincu ma timidité...

# Posté le lundi 01 mai 2006 14:27

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 19:12

Caricatura de una clase de español

Caricatura de una clase de español
Hola chicos lo siento pero estaba bebiendo un café, bueno, solo el décimo del día. Estaba un poco cansado es que no he follado esta noche porque mi antropoide era al minimo.

Si quieres Rafa, podremos hablar de esos problemas después de la clase, con un pequeño kawa y un cigarillo al 'Basile'.

(tu fais un clin d'½il éventuellement ou un truc pour répondre et tu te retournes et tu vas au tableau pour qu'on comprenne qu'on va changer de personnage)

El « petit con », como se dice 'anthropoïde' en español ?

...an...tro...poide ?? (en se cachant derrière ses mains)

Bien, qué hicimos la semana pasada, señora Moulinou ? (en regardant à côté ou Moulinou si elle est là)

La señorita Moulinou no esta, pero le puedo contar todo lo que hicimos la semana pasada. Vimos una película de la Huella del crimen con mucha sangre, unas putas y la 'madame' que me gusta mucho.

Bien bien. (pause de une seconde) Hoy vamos a escuchar una canción de un genio. Baris, dime lo que sabes a proposito de Juan Perro.

¡¡¡Si, si, recuerdo!!! Es un cantautor español, y... y... canta y... y es muy bonito...y...

¡¡¡Pues, Dominique!!! Dime lo que conoces de Juan Perro.

- Euuuuuuh... A finales de los 80 produjó su primer disco Semilla del Son, que recoge el son tradicional cubano. También hizo grabaciones con Radio Futura y fundó con sus amigos la oficina de producción independiente Animal Tour. Y su último album se llama Cantares de Vela. Viaja mucho y una vez fui en Corsica y dijo que le gustaba mucho sus paisajes fantásticos. Por eso me gusta mucho este cantante y quería saber si podría prestarme sus discos antes del fin del curso porque ya lo había pedido hace un mes.

Ah... pues... bien... parece que al lado de mi Elie Semoun es un gran filósofo, no pensaba que conocías tantos detalles de su vida.

(Petit con) Si pero todo eso lo dicimos la semana pasada. Lo he memorizado todo.

Bien petit con. Pues ahora escuchamos a la cancion 'En la selva'.

(...musique ♫ ♫ ♫ ♫ ♫... danse... chant...) Au milieu un appariteur entre et dit :

Disculpeme la musica esta demasiado fuerte, hay que bajar el volumen porque el cacique Don Descoings no puede pensar en su futuro puesto de presidente de la republica.

Si si lo siento lo siento disculpeme...

(...musique... ♫ ♫ ♫ ♫ ♫ )

Qué habeis entendido de esta cancion ?

Esta cancion trata de la revolución marxista, y del antropoide transcendental que esta escondido en la selva y que va a sublevarse en contra del capitalista sangriente. Me hace pensar en lo que dijo el Che el 12 de octubre de 1960 a las trece. Dijo que la selva cubana era la vida del comunismo internacional y de la esperanza en un nuevo mundo.

Si, y Faiza... Faiza.... si pues con un apellido árabe muy complicado qué quieres añadir a lo que dijo SuperArnaud ?

La cancion trata de una pared que vive en la selva de manera simple y feliz. Un dia un grupo de bandidos propone mucho dinero a la mujer. Ella acepta pero, como su marido se va frente a esa situación, se da cuenta de que el dinero no crea la felicidad. Es como si el antropoide estuviera destruido por la civilisacion materialista.

Muy bien, muy bien, perfecto, ¡¡ Faiza !! ¡¡¡ Qué gran mujer !!! ¡¡Utilizas perfectamente el subjuntivo imperfecto!! ¡¡¡ Pero hay una palabra en esa cancion, él que lo adivina le doy todos mis discos de Juan Perro!!! Qué significa maricon, chicos ? O chicas pero tengo dudas sobre las capacidades femininas sobre ese lenguaje. Si, Antoine ???? (grands yeux)

(Antoine) Maricon es una palabra despreciativa para calificar a un hombre homosexual.

... ... ... ... ... ¡¡¡Joder, mis discos preferidos!!! ¡¡¡El cantantor de mi vida!!! ... ...Pero era una broma, esos Cds tienen un gran valor sentimental... Pues, y que habéis pensado del texto de la sexualidad de las vacas asturianas en verano ? Ah... veo que son las catorce y cuarto, pues Olivier, Baris, qué pensais de un kawa con mis cigarillos Chesterfield para verdaderos hombres ? Asi me podras contar tus problemas sentimentales con tu mama latina y después para consolarte scucharemos la cancion de Fugitivo Hernandez.

Si y te pagaré el café si tengo bastante dinero, porque he bebido mucho a la fiesta Sciences Po de ayer. En mi pequeño pueblo no hay grandes fiestas y cuando me siento perdido bebo mucho.

Ok tronco! Pues chicos hasta la proxima. ¡¡¡Disfruten de la vida antropoidal!!! ¡Ciao!

# Posté le lundi 01 mai 2006 14:24

Modifié le mardi 02 mai 2006 15:50

Pour débuter

Pour débuter
Alors avant de me faire émasculer par quelque blogueur (blogueuse) averti(e), le début de ce blog n'est que la stricte reprise du blog MSN que j'avais commencé en février, mais auquel quelques personnes n'arrivaient pas à accéder. Je recopierai aussi les commentaires avec le nom de leur auteur dans la mesure du possible. C'est parti !

Voilà ce petit post pour montrer que ce blog a bien été mis à jour.
Je vais essayer de le faire vivre le plus possible, même si ce n'est pas toujours évident entre deux trucs de faire ça. Surtout que je n'ai jamais été le champion des grands mots sur le web au premier inconnu. Eh oui il faut un peu me connaître pour m'aborder!!! Encore que ces derniers temps c'est un peu la braderie je me jetterais volontiers sur la première main secourable...
Non allez pour être sérieux je vais tenter de faire vivre ce blog, je ne sais pas encore trop ni pourquoi ni comment mais ça va venir petit à petit.

# Posté le lundi 01 mai 2006 14:20

Modifié le samedi 05 juillet 2008 18:02